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  • Net-trainers 16 h 55 min le 21 February 2013 Permalien | Réponse  

    Des formations à distance largement accessibles 

    photo JCMLa formation en réseau est une formation ouverte à distance (FOAD). Pour que la notion d’ouverture ne reste pas simplement l’initiale d’un sigle, l’organisme de formation doit rendre la formation largement accessible. L’accessibilité mettra en œuvre des aménagements pédagogiques, humains et techniques, notamment au niveau de la plateforme internet, support de la formation en réseau, et des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) associées. Si les avantages pour les publics visés sont évidents, ceux pour les organismes le sont moins et certains pourraient montrer quelques réticences, évoquant des surcoûts ou des difficultés de mise en œuvre. Or, l’accessibilité est une réelle source d’avantages pour l’organisme.

    Quels peuvent être les freins à l’accessibilité d’une formation à distance ?

    Les questions d’accessibilité ne concernent pas seulement les personnes en situation de handicap physique ou sensoriel. Certes, dans le cas de la formation en ligne, les déficiences visuelles ou motrices seront à prendre en compte. Comment faire en sorte que les contenus soient vus et exploitables par quiconque ? L’écran et les outils de navigation sont des paramètres importants. Tous les apprenant-e-s n’utilisent pas le clavier « classique ». Des personnes atteintes de handicap physique utiliseront un clavier adapté, des raccourcis clavier ou un écran tactile. D’autres n’utilisent pas d’écran ou de souris (cas des personnes aveugles) et une information accessible uniquement par  ce biais ne le sera donc pas pour ce public.

    Pour autant, les questions d’accessibilité peuvent aussi être liées à des déficiences techniques, et en premier lieu à la vitesse de connexion. Tout le monde ne dispose pas d’une connexion à haut-débit. Selon un rapport du Sénat paru en juillet 2011, 23% des foyers avaient une connexion inférieure à 2 Mb/s et 450 000 foyers n’étaient toujours pas éligibles au haut débit (1). Une personne doit donc pouvoir désactiver l’affichage des images pour surfer plus vite. Par ailleurs, tous les apprenant-e-s ne disposent pas des mêmes logiciels. La compatibilité des outils et formats de documents utilisés est donc un critère essentiel d’accessibilité des contenus.

    L’accessibilité concerne tout le monde, nous sommes tous à un moment de notre vie en situation de handicap temporaire : un bras ou une main immobilisé, des lunettes cassées, une connexion internet défaillante, un dysfonctionnent du clavier ou de la souris, un écran d’ordinateur brisé… Le vieillissement de la population est aussi un élément à prendre en compte. Le nombre de personnes subissant une déficience visuelle augmente.

    Quels sont les avantages de l’accessibilité pour un organisme proposant des formations  à distance ?

    Le premier point, que l’on peut difficilement qualifier d’avantage, est le respect de la législation. En travaillant sur l’accessibilité des formations les organismes sont en conformité avec la loi de février 2005 (en France) sur le handicap et les modifications du 1er janvier 2006. Cet argument devrait suffire par lui-même, mais les organismes étant souvent mus par une logique économique, les avantages commerciaux et économiques ont souvent plus de poids. Or, ceux-ci sont nombreux.

    En ouvrant son offre de formation à un public élargi, l’organisme ouvre son champ de prospection à de nouveaux clients. C’est un argument économique de taille, quand on sait que les personnes en situation de handicap temporaire ou permanente représentent plus de 30% de la population française (2). On perçoit les avantages concurrentiels de s’adresser à une audience élargie et cette démarche d’accessibilité pourra d’ailleurs être exploitée dans la communication de l’organisme, en affichant sa responsabilité sociale, par exemple au travers d’une certification.

    L’accessibilité est par ailleurs source d’innovations et d’améliorations, qui offriront un avantage concurrentiel mais aussi une meilleure maîtrise des coûts et donc au final une meilleure rentabilité économique.

    En interne, la réflexion que va nécessiter la mise en œuvre de l’accessibilité permettra de s’interroger sur les moyens de travailler de manière plus souple, plus personnalisée, plus efficiente. Elle permettra de faire rentrer les équipes dans une démarche d’amélioration continue et de mesure de la performance.

    Les aménagements techniques, notamment le respect des normes W3C (3) pour la plateforme de formation, permettront de réaliser des économies conséquentes au niveau des coûts de fonctionnement du site, des coûts de maintenance et des coûts de développement, ainsi que le détaille Mathieu Faure sur son blog dédié à l’accessibilité (4). Un site accessible est par ailleurs mieux référencé dans les moteurs de recherche. On sait par exemple que Google s’appuie sur les textes des sites et ne tient pas compte des images dans ses critères de référencement. On observera ainsi une diminution des coûts de référencement.

    Avec une plateforme de formation à distance qui applique les règles de l’accessibilité, les utilisateurs-trices bénéficieront du travail effectué sur les contenus et l’ergonomie du site (navigation, moteur de recherche…). Ils accèderont plus facilement à l’information qu’ils cherchent, diminuant ainsi le coût de support technique. Ce poste budgétaire pouvant être important dans une formation en réseaux, les économies réalisées sont un argument de poids. Par ailleurs, les pages des sites accessibles ont un poids moindre. L’internaute constatera une diminution du temps de chargement et donc plus d’efficacité dans sa navigation, accentuant encore la satisfaction. Un site présentant une bonne ergonomie sera plus apprécié et donc plus fréquenté.

    Ainsi, mettre en œuvre une démarche d’accessibilité est un acte social. Les organismes de formation ont des responsabilités et des devoirs envers les publics désavantagés. Ce devoir peut être rempli a minima et être vécu comme une contrainte. Il peut aussi être vécu comme une opportunité d’améliorer son offre et ses méthodes, pour au final, créer de la valeur et réduire les coûts.

    Stéphane Truchot & Karine Affaton

    Sources :

    1) Rapport du Sénat. Commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, 6 juillet 2011

    2) http://www.agefiph.fr/Actualites/9-6-millions-de-personnes-handicapees-selon-l-Insee

    3) http://www.w3.org/standards/

    4) http://www.blog-accessibilite.com/blog/2005/09/27/76-avantages-concrets-de-laccessibilite

     
  • Net-trainers 15 h 16 min le 4 December 2012 Permalien | Réponse
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    On ne s’en MOOC pas ! 

    "What is a Mooc ?" by Dave Cormier

    « What is a Mooc ? » by Dave Cormier

    En octobre, le premier MOOC en français intitulé « Internet : Tout Y est Pour Apprendre (T’outiller pour apprendre) » était lancé. Plusieurs centaines d’internautes francophones se sont inscrits avec pour objectif d’apprendre ensemble à utiliser Internet comme source d’apprentissage.

    MOOC signifie en anglais « Massive open online course ». Si on peut cerner rapidement la signification de « online » (« en ligne » en français) et celle de « massive » car le nombre de participant-e-s est illimité, la notion d’ouverture (« open ») mérite un peu plus d’attention.

    Les MOOCs seraient d’abord ouverts à tous. Pas de sélection, pas de pré-requis… tout un chacun peut s’inscrire à une session de formation, à condition d’avoir une connexion internet, de maîtriser l’outil web et les outils de d’information et de communication associés, et bien sur, de maîtriser la langue utilisée (les anglophones seront avantagés). Les MOOCs reposent par ailleurs sur la gratuité comme modèle économique.

    La notion d’ouverture couvre également les ressources. Si les animateurs-trices proposent des supports pour initier les apprentissages, les apprenant-e-s sont encouragé-e-s à agréger toutes les ressources jugées utiles, à les partager puis à échanger entre pairs pour enfin produire leurs propres connaissances.

    Les MOOCs sont également ouverts à toutes les technologies. Aucun outil n’est imposé aux apprenants. Chacun est libre de choisir ses outils de recherche, de partage, de dialogue ou de publication parmi l’offre proposée sur le web : chats, wikis, forums, Twitter, Facebook, blogs, sites d’agrégation, Skype, cartes heuristiques… 

    Mais surtout les MOOCs laissent les apprenant-e-s libres de définir leur parcours. Si un calendrier est proposé, chaque participant-e peut entrer (et sortir) à tout moment. Chacun est libre d’ajuster son niveau d’implication en fonction de ses besoins, de ses contraintes et même de ses objectifs puisque, eux aussi, sont « ouverts ». Et oui, chaque personne choisit ce qu’elle va produire et les compétences qu’elle souhaite acquérir. Elle est libre par ailleurs d’emprunter le parcours qu’elle veut. A elle de repérer (ou de découvrir « sur le tas ») les supports pédagogiques, les interactions entre pairs et les activités de traitement, de réflexion et/ou de production d’informations qui lui permettront d’apprendre.

    On le voit, le modèle d’apprentissage des MOOCs combine auto-apprentissage et apprentissage collaboratif. De là à parler de socio-contructivisme il n’y a qu’un pas que nous nous garderons de franchir du fait de la quasi absence d’accompagnement. D’ailleurs, les supporters des MOOCs préfèreront parler de « connectivisme », c’est-à-dire la construction de connexions et de réseaux capables de se relier les uns aux autres pour construire des connaissances. L’auto-apprentissage passera aussi par une analyse (meta-cognition) de son parcours d’apprentissage. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard  si les premiers MOOCs ont été dédiés… aux MOOCs ou à l’apprentissage à distance. « Miroir, ô mon beau miroir… »

    Ainsi, les MOOCs seraient la déclinaison WEB 2.0 de l’apprentissage. Un modèle gratuit et à l’échelle mondiale. Un dispositif ouvert, mettant l’apprenant au centre. Un système basé sur l’intelligence collective, où l’on échange « entre pairs » sur des réseaux et où tout un chacun peut tour à tour lire et publier. Un système où les contenus peuvent être agrégés, syndiqués, transformés. Nous manquons à l’heure actuelle de recul sur l’efficacité et la viabilité de ce nouveau modèle. On peut d’ores et déjà pressentir qu’un des nœuds du problème restera le même que dans n’importe quel système d’apprentissage ouvert et à distance : à savoir comment “apprendre à apprendre en réseau”. Il est possible que parmi la « masse » des candidat-e-s à l’aventure, seul-e-s quelques un-e-s seront en capacité d’apprendre. Pourtant l’idée est séduisante et on a envie de croire en un modèle ouvert à tous et basé sur des échanges constructifs et bienveillants. Reste à voir si on peut cheminer sur le long terme dans cette perspective de manière informelle. Alors comment introduire de la méthode, un cadre, une structure tout en garantissant un modèle ouvert et gratuit ? L’avenir nous le dira.

    Karine Affaton

    sources :

    http://fr.wikibooks.org/wiki/Guide_du_Mooc

    http://itypa.mooc.fr/

    http://www.youtube.com/watch?v=eW3gMGqcZQc&feature=player_detailpage

     
  • Net-trainers 12 h 34 min le 10 January 2012 Permalien | Réponse
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    La formation en réseau : une formation OU-VER-TE ! 

    « Ce ne sont pas les usagers qui vont vers la formation, mais la formation qui va vers les usagers. » Cet adage prend tout son sens avec la formation en réseau. La formation est accessible, « à portée » de souris, chez soi ou sur son lieu de travail, depuis le monde entier, à toute heure. Une connexion internet suffit. C’est le principe de la Formation Ouverte à Distance (FOAD). Mais l’ouverture ne se limite pas aux dimensions spatiale et temporelle. Le parcours, les contenus, les modalités d’apprentissage seront aussi plus ouverts, c’est-à-dire plus flexibles, pour s’adapter à la singularité de chaque apprenant. De même, les modes de communication et les relations entre apprenants et entre apprenants et formateurs seront transformés dans la formation en réseau. Ces caractéristiques permettent de toucher des publics souvent exclus de la formation.

    Dans un dispositif de formation en réseau, l’apprenant n’a plus à rejoindre une structure traditionnelle (généralement un centre de formation) à des dates et horaires imposés. Le cadre de la formation se construit autour de lui, de son projet et de ses contraintes : dates d’entrée et de sortie de formation, programmes, modes de communication, moyens pédagogiques, horaires d’apprentissage… Cette grande flexibilité permet de toucher des publics parfois exclus de la formation. On peut citer :

    • les personnes en situation de handicap physique ou psychique, permanent ou temporaire;
    • les personnes malades, dans l’incapacité de se déplacer en raison de leur traitement ;
    • les habitants de zones isolées ;
    • les jeunes non diplômés des zones urbaines sensibles ;
    • les personnes incarcérées ;
    • la population active aux horaires décalés ou les professionnels ayant des contraintes fortes (éleveurs, commerçants…) ;
    • les expatriés ;
    • les adultes ayant des contraires familiales lourdes …

    La FOAD repose en grande partie sur l’auto-apprentissage. Elle implique donc l’acquisition préalable d’une autonomie minimale dans la manière de s’organiser et d’apprendre, ainsi qu’un accompagnement technique (maîtrise des TIC), méthodologique (apprendre à apprendre), voire psychologique (sortir de l’échec, prise de conscience de ses capacités). L’auto-apprentissage conduit les apprenants à se fixer leurs propres objectifs et leurs propres moyens de les atteindre. Parce qu’il s’agit d’une démarche volontaire et non contrainte, l’apprenant se retrouve en situation de « Pouvoir réussir » et non de « Devoir réussir ». Il est donc responsable de son projet de formation.

    Quant à l’utilisation des outils informatiques, elle ne doit pas représenter un écueil. Pour certains, une formation à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pourra être organisée en début de formation : utilisation d’Internet, logiciels de traitement de texte, messagerie électronique… De même, l’acquisition d’une certaine maîtrise du Français pourra être intégrée dans le projet de formation : apprendre à résumer sa pensée de manière claire, rédiger des synthèses, faire des recherches bibliographiques. Ces aspects contribueront par ailleurs à l’acquisition de méthodes de recherche d’emploi : écrire une lettre de motivation, rédiger un CV, préparer un entretien d’embauche, utiliser les nouvelles technologies pour ses recherches et démarches.

    Parce qu’elle est accessible à de nombreux publics, la formation en réseau fait travailler ensemble des personnes qui ne se seraient peut-être pas rencontrées en formation classique. Ainsi, elle permet de s’affranchir des distances géographiques mais aussi des distances sociales et culturelles. Avec la FOAD, on affaiblit l’impact des préjugés, des stéréotypes et chacun collabore aux activités collectives. Les personnes ayant connu l’échec scolaire notamment seront plus à l’aise dans un dispositif de formation à distance car elles pourront dépasser l’image du mauvais élève et échanger entre pairs, d’égal à égal. En ce sens, c’est aussi l’opportunité d’apprendre à travailler ensemble, sans distinction d’âge, de sexe, de culture ou d’origine.

    Ainsi, la FOAD peut représenter un moyen d’acquérir des compétences et d’accéder à un emploi effectif pour un grand nombre de publics. Au final, au même titre qu’une formation en présentiel, la formation en réseau doit pouvoir participer au développement des savoirs, savoir-faire et savoir-être de tous les publics. Elle offre en plus à certains publics en difficulté la possibilité d’acquérir de la confiance et de l’autonomie.

    Karine Affaton

     
  • Net-trainers 11 h 45 min le 10 January 2012 Permalien | Réponse
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    Y a-t-il une distance qui rapproche ? 

    Beaucoup d’acteurs n’y croient pas. Comment une formation à distance – totalement à distance – pourrait-elle répondre aux critères de qualité et de légalité ? Cette interrogation touche toutes les catégories d’acteurs : certains organismes financeurs, bien évidemment, mais aussi les prestataires de formation eux-mêmes. 

    Lorsque nous avons conçu Net-Trainers, voilà bientôt 10 ans, nous ne pensions pas non plus qu’il soit possible ou souhaitable de proposer une formation totalement à distance. Une certaine dose de présence, au travers de regroupements aurait été, pensions-nous, un gage de qualité. Cette conception, en effet, prévaut dans la plupart des dispositifs de FOAD proposés en France. Pour nous, heureusement, notre partenaire anglaise Julia Duggleby[1] fut catégorique. La réussite de son expérience antérieure de formation en ligne auprès de formateurs et enseignants reposait, justement, sur la capacité de dispenser la formation intégralement à distance, avec des participants éparpillés sur plusieurs continents. Chez nous, aujourd’hui, bien des dispositifs ne se projettent pas au-delà de frontières régionales et le « tout à distance » reste impensable. Comment aborder ce problème ? Il nous semble que l’obstacle se situe dans notre manière de penser : manière de penser la distance, d’une part, et capacité de penser les paradoxes, d’autre part.

    Comment en sommes-nous venus à concevoir la présence comme l’inverse de la distance, et aussi comme un moyen de compenser la distance ? Sans doute considérons-nous que la présence permet d’instaurer, de facto, une proximité. Si les mots ont bien un sens, c’est la proximité qui est le contraire de la distance, tout comme la présence s’oppose à l’absence. Dans tous les esprits, il y a une assimilation qui s’impose entre distance et absence. Pour les pédagogues que nous sommes, peut-on affirmer que la présence impliquerait une proximité entre les acteurs d’une situation pédagogique ? Ici apparaît, nous semble-t-il, tout l’intérêt d’une pensée paradoxale.

    La distance est trop souvent pensée en termes géographiques, mais surtout en termes de techniques pour dispenser des formations (courrier postal, radio, télévision, ordinateurs…). C’est sur ces bases que la réflexion s’enferme dans une dichotomie distance/présence. D’un coté les médias techniques s’adressent à des individus éloignés, individus isolés. De l’autre on rassemble des individus dans un même lieu, et le simple fait de les avoir regroupés va permettre de valider, sans se poser de questions, la réalité de l’action de formation[2]. C’est sur cette pauvreté réflexive autour de la distance matérielle que Moore a essayé d’établir, depuis les années 70, une théorisation pédagogique sur la distance. Pour lui, en effet, il s’agit de sortir de la dichotomie « distance » ou « non distance », afin de se demander si les dispositifs de formation comportent plus ou moins de distance[3]. Il s’agit là, bien entendu, de distance pédagogique, ou plus précisément de « distance transactionnelle ». Cette distance transactionnelle va se mesurer selon trois paramètres : 1) la « structure » (nous disons plus volontiers le dispositif) de la formation est-elle plus ou moins rigide ou plus ou moins souple ; 2) y a-t-il plus ou moins de dialogue effectif entre les acteurs de la formation, et notamment entre apprenants et formateurs ; 3) les participants disposent-ils d’une plus ou moins grande autonomie ? Autrement-dit, la proximité pédagogique sera au maximum dans un dispositif souple et autodirigé, dans lequel il y a beaucoup de communication facilitée entre apprenants et formateurs. Il devient parfaitement clair que cette distance-là ne se mesure pas avec des unités de longueur.

    On pourrait alors conclure : oui, il existe bien une distance qui rapproche. Cette distance représente une « facilité », une modalité de souplesse parmi d’autres, pour des apprenants qui choisissent une formation dispensée loin de chez eux. Dans cette formation :

    • tout a été conçu pour favoriser un maximum d’échanges entre les acteurs ;
    • la localisation des acteurs est indifférente ; elle n’a aucune influence sur la qualité de la formation ;
    • cette distance indifférente est assortie de certains autres éléments de souplesse, en particulier pour ce qui concerne les dimensions temporelles de la formation ;
    • les participants disposent de beaucoup de liberté et de larges capacités d’organisation de leur apprentissage ;
    • les formateurs sont des facilitateurs, au sens de Rogers, qui savent instaurer un climat de confiance, qui se présentent de manière authentique, qui accueillent à la fois les attentes, les désirs, les opinions des apprenants avec considération et sans jugements[4].

    La réalisation de cette proximité pédagogique n’est pas si simple ; c’est ce qui donne à une formation comme Net-Trainers toute sa raison d’être.

    Jean-Claude Maurin


    [2] – La « feuille de présence » est le plus souvent le moyen par excellence qui légalise l’action de formation.

    [3] – Michael Grahame MOORE, Handbook of Distance Education, LEA Inc. Publishers, Mahwah, New Jersey, 2007, p.91.

    [4] – C. Rogers, Liberté pour apprendre, Dunod, Paris, 1999, pp.162-165.

     
    • beriahi aek 15 h 38 min le 4 février 2012 Permalien | Réponse

      je vous remerci de votre offre
      je suis intresse de votre formation a distance et je veux m’inscrir

    • Cécile 17 h 38 min le 5 avril 2012 Permalien | Réponse

      Merci pour cet éclairage intéressant !
      Juste une réflexion complémentaire sur la base de mon expérience en FOAD : souvent le tout à distance « marche » mieux que la mixité présence/distance qui introduit, elle, une nouvelle difficulté : dans les dispositifs mixtes, les apprenants sont plus enclins à investir dans les séances en présentiel et difficiles à mobiliser sur les activités à distance, la formation « mixte » ne marche alors que sur une seule jambe…. C’est plus simple lorsque la formation est entièrement (ou presque) à distance. Et puis, bien sûr, quand l’on propose des activités collaboratives en ligne, quand les échanges sont encouragés, quand on assure une « présence » active, vivante, des formateurs/trices sur la plate-forme.

    • JF Tavernier 8 h 51 min le 8 mai 2012 Permalien | Réponse

      Merci pour cet article intéressant que je vais m’empresser d’intégrer à ma propre réflexion : http://wp.me/p2pm0D-k

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